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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 16:36

L'annonce de la mort du fondateur d'al qaeda et de l'instigateur des attentats du 11 septembre 2001 s'est propagée en quelques minutes sur l'ensemble de la planète répondant à l'écho des images atroces des deux tours jumelles frappées voici 10 ans.

L'Amérique est vengée.

C'est aussi l'ensemble du monde - y compris les pays du monde musulman - qui se trouve débarassé du cerveau et de l'icône du terrorisme islamique mondial.

Chacun a bien conscience que l'élimination de Ben Laden ne signifie en rien l'élimination de la menace terroriste ni l'avénement d'une ère nouvelle de sécurité internationale renforcée.

 

Il est interessant et rassurant de constater que dans le monde arabo-musulman, pris des soubresauts d'aspirations à la liberté et à la démocratie qui fond trembler sur leur socle dictateurs et régime autoritaires, de la Lybie à la Syrie, la disparition de celui qui appelait au djihad contre l'occident et sa domination, a été accueillie avec presque du soulagement.

Ben Laden vivant, c'est l'ensemble de l'Islam qui était confiné, confondu aux fondamentalismes et à ses dérives violentes.

Ben Laden mort, les modérés, les musulmans sincères, les adeptes d'une religion du livre ouverte et tolérante, les laïcs sentent un vent de liberté nouvelle souffler.

 

Les conditions de l'élimination de Ben Laden, le rôle des services secrets pakistanais et de l'Etat lui-même, le choix de ne pas publier les preuves de la mort du chef suprême d'al qaeda continueront de prêter à débat.

Aurait-il mieux valu capturer Ben Laden et le traduire devant la justice internationale afin qu'il réponde de ses crimes? Les risques pour les otages Français et occidentaux sont-ils accrus?

En la matière c'est la prudence qui s'impose, prudence qu'ont rappelée le Premier Ministre et le Ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères, répondant aux questions des parlementaires cette semaine à l'Assemblée nationale.

 

Un retrait anticipé des forces françaises d'Afghanistan est parfois demandé au prétexte que le motif de notre présence dans le pays désormais serait sans objet est parfois évoqué.

Actuellement le protocole de Lisbonne prévoit une transition avec retrait en 2014.

En l'état actuel, une anticipation de notre désengagement ne pourrait avoir à mon sens pour origine que des progrès importants constatés dans la sécurisation des zones sous contrôle français en Kapissa et Surobi. A ce jour, si la Surobi peut être considéré comme une zone de sécurisation satisfaisante et que la passation des responsabilités du maintien de la sécurité de celle-ci pourrait être envisageable aux forces afghanes, tel n'est pas encore le cas de la Kapissa. Les récents événements nous le rappelent.

En outre, il ne faut pas donner au gouvernement Afghan, au peuple afghan des signes de précipitation qui serait vécus comme un abandon.

Les organisations rebelles, contrôlées par les Talibans afghans et pakistanais, soutenus par al qaeda ne sont pas encore réduites dans leur capacité à renverser la stabilité d'un régime politique fragile et dont on ne peut pas dire qu'il soit idéal ni exemplaire...

 

Ben Laden est mort. Et maintenant ? Tout continue.  

           

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 15:36

 Elles pourraient être douze, au lieu de vingt-deux actuellement. Le préfet de Loir-et-Cher a présenté hier à la CDCI (commission départementale ad hoc, lire ci-contre) son projet de schéma départemental de coopération intercommunale, proposant de ramener à douze le nombre de communautés de communes en Loir-et-Cher.
En amont : un gros travail de diagnostic de l'existant, effectué par les services de la préfecture ; avec réalisation d'un atlas cartographique, étude des habitudes de vie des populations, prise en compte des données naturelles (axe ligérien ou Val de Cher, par exemple). Puis, « jusqu'à la semaine dernière, nous avons reçu tous les parlementaires, les présidents de communautés de communes, les maires des communes qui restaient isolées ainsi que tous les autres élus qui le souhaitaient », résume Nicolas Basselier. Après croisement des analyses techniques et du résultat de ces entretiens, trois scénarios ont été élaborés.
 
'' Une solution intermédiaire ''
 
Le premier, « minimaliste, proposait un quasi-statu quo, avec pour seules modifications de la carte ce qu'impose la loi de réforme territoriale : qu'il n'y ait plus de communes isolées (ndlr, elles sont aujourd'hui six : Villiers, Rocé, Faye, Villetrun, Angé et Saint-Romain) ; la suppression des enclaves et discontinuités existantes autour de Vendôme ; et la suppression par l'intégration des trois intercommunalités à moins de 5.000 habitants (ndlr, le Perche Vendômois, la Beauce oratorienne, et les Coteaux de la Braye). » Une option, timide, qui, selon le préfet, n'aurait pas « répondu à l'objectif de rationalisation de l'intercommunalité inscrit dans la réforme ».
Le scénario « maximaliste », au contraire,envisageait de restreindre le découpage du département « à cinq ou six intercommunalités seulement. Mais cela aurait déclenché une hostilité très large des élus. Et certainement un refus de la commission départementale de coopération intercommunale. »
C'est donc le troisième scénario, intermédiaire, qui a été présenté hier en CDCI. Avec un projet de douze intercommunalités, réunissant de douze communes pour les plus petites (Beauce oratorienne, Controis...) à quarante-huit pour la communauté d'agglomération de Blois qui, agrandie de la Beauce Val de Cisse, mais aussi de Chaumont et Rilly, passerait à 107.282 habitants... « C'est une solution intermédiaire, qui me paraît concilier l'ambition de la loi et la prise en compte des réalités locales », estime Nicolas Basselier. Sachant que, « ce n'est qu'une proposition. Le schéma ne sera pas imposé, il sera le fruit d'une véritable coproduction entre les élus et le préfet. » Élus qui ont désormais huit mois pour en débattre puis se décider, au sein de la commission départementale de coopération intercommunale. De rudes discussions en perspective.

à suivre

'' La commission décidera ''

Le calendrier s'annonce serré, au terme de la réunion d'hier. Avant fin avril, le préfet devra transmettre son projet de schéma à tous les maires et présidents d'intercommunalité qui auront trois mois (jusqu'au 31 juillet) pour donner un avis. Ces avis rassemblés seront ensuite transmis à la commission départementale de coopération intercommunale qui, à son tour, aura quatre mois (jusqu'à fin décembre) pour valider le schéma. « C'est une nouveauté, insiste Nicolas Basselier, jusqu'à présent, la CDCI n'avait qu'un pouvoir consultatif. Désormais, à la seule condition de se prononcer à la majorité des deux tiers et de rester en conformité avec la loi, c'est elle qui décidera. Et qui va donc décider du schéma définitif. Moi, ensuite, je n'aurai qu'un rôle de '' notaire ''... pour '' enregistrer '' tout ça. »
Calendrier à venir serré, donc, et riches débats en perspective, tant au sein des conseils municipaux et communautaires que de la commission départementale...
Ou sur la place publique.

billet

Des vagues

Le préfet a insisté, le schéma d'intercommunalité présenté n'est qu'un avant-projet ; rien ne se fera sans les élus ; parce que « c'est l'esprit de la réforme »...Parce qu'aussi, soupçonne-t-on, les élections sénatoriales approchent ? Que ce n'est guère le moment d'indisposer des élus locaux qui sont grands électeurs ?
Malgré cela, pourtant, le projet pourrait faire des vagues. Une agglomération qui dépasse les 100.000 habitants, récupérant au passage la plateforme aéronautique du Breuil, pourrait faire des « jaloux »... D'autant que le schéma proposé balaie par ailleurs les espoirs (fortement exprimés en Vendômois) d'autres grandes intercommunalités dans le département.
La « riche » communauté du Controis, préservée en enclave entre Val de Cher et Blaisois, pourrait quant à elle susciter des convoitises... Tandis que, dans le sud, Romorantin se sent oublié...
Des élus, réunis hier en commission départementale de coopération intercommunale, ont commencé à soulever ces questions. S'interrogeant sur la cohérence entre le découpage proposé et les bassins de vie des populations... Le débat est ouvert.

la question

La CDCI, c'est qui ?

C'est à la commission départementale de coopération intercommunale qu'il va désormais revenir de modifier, ou non, et au final de valider à la majorité des deux tiers, le projet de schéma départemental de coopération intercommunale présenté hier par le préfet.
Elle est en Loir-et-Cher composée de quarante membres soit : seize maires, seize représentants des intercommunalités à fiscalité propre, deux représentants des syndicats intercommunaux, deux du conseil général et deux du conseil régional.

    

link

 

         Le Préfet de Loir-et-Cher a présenté hier à la Comission départementale de coopération intercommunale, ses propositions de redécoupage de la carte de l'intercommunalité dans le département. Voici ma réaction adressée à la presse locale.

 

 

          « Je prends acte de la proposition du Préfet faite hier à la CDCI.
            En Vendômois, le découpage envisagé constitue une voie médiane. Il s'agit de concilier l'esprit de la réforme territoriale, c'est-à-dire une rationalisation de la carte intercommunale et la constitution d'entités intercommunales atteignant des masses critiques favorisant le développement économique d'une part, avec d'autre part la réalité d'un territoire sans réel moteur urbain fédérateur, sans identité unique propre et où le nombre des communes et la faible densité démographique sont des éléments forts dont il faut tenir compte. 
             On peut s'interroger sur la pertinence d'un périmetre regroupant le Perche des cantons de Mondoubleau et de Droué avec le Haut Vendômois. De même l'entité nouvelle constituée au tour de Vendôme avec la communauté du Pays de Vendôme, celle du Vendômois rural et celle de Beauce et Gâtine devra trouver sa cohérence entre les aspirations urbaines de l'agglomération et les problématiques rurales environnantes.
 
            En tout état de cause, il faut maintenant de se mettre au travail. Il nous faut, collectivement, définir les projets territoriaux de ces possibles nouvelles entités, mesurer l'adhésion des conseils municipaux et des populations au découpage ainsi envisagé, et s'attacher à définir les compétences, services et équipements qui devront être gérés par les futures communautés de communes.
 
            Comme député du Vendômois garant de son unité, j'appelle l'attention de chacun sur les trois grands enjeux pour lesquels il est indispensable que notre territoire travaille de concert:
 
-        Le développement économique à travers la mise en oeuvre d'une stratégie concertée en matière de zones industrielles et artisanales, d'aides économiques, de veille et de prospection. Toute concurrence des territoires qui perdurerait en la matière serait mortelle.
 
-        Le développement touristique, la vallée du Loir dans son ensemble – qui traverse les 3 futurs EPCI - ainsi que les sites touristiques moteurs se trouvant dans le Perche ou en Gâtine tourangelle ne peuvent faire l'objet de politiques différenciées. Chacun mesure que notre territoire est entouré de régions naturellement plus dynamiques, aux capacités d'attraction mécaniquement plus importantes. C'est de notre capacité d'agir de manière cohérente et en regroupant nos moyens dont dépend notre capacité à faire émerger le Vendômois comme pôle économique et touristique reconnu.
 
-        Enfin, s'agissant des infrastructures et équipements structurant de communication et dans les domaines médicaux-sociaux, d'éducation, sportifs et culturels, notre territoire ne peut faire l'économie d'une stratégie homogène sur les grands investissements.
 
            Au plan départemental, le schéma retenu ne fait que renforcer le poids écrasant de l'agglomération blésoise qui comptera désormais 107.000 habitants, la gare d'Onzain et l'Aérodrome du Breuil.
            La prééminence de cette superstructure ligérienne doit nous amener, en Vendômois, à rassembler nos efforts et orienter nos réflexions pour trouver les voies et moyens d'une action commune cohérente et donc efficace."

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 10:31

21 avril 2002. 

Date qui sonne comme une onde de choc dans l'histoire politique de notre pays, et qui résonna bien au delà de nos frontières : le candidat de l'extrême droite se qualifiait au second tour de l'élection présidentielle, éliminant le premier ministre socialiste Lionel Jospin. La gauche était terassée et la droite tétanisée ; bien sûr l'issue du scrutin ne faisait aucun doute et sans gloire ni éclat, Jacques Chirac était reconduit à la tête du pays avec 80% des voix, le front républicain, joua à plein.

10 ans plus tard, on nous prédit un 21 avril à l'envers, les vagues de sondages qui abreuvent les analystes, politologues et medias prédisent l'élimination du Président de la République sortant dans la plupart des hypothèses.

Les vagues sondagières de l'année précédant l'élection présidentielle de 1995, avaient d'abord élu Jacques Delors, puis elles promirent un triomphe à Edouard Balladur, Jacques Chirac, crédité de 9 à 13% était enjoint pas ses propres amis de se retirer.

On connaît la suite... 

Il faut arrêter de faire tourner notre orbite politique national autour d'un épouvantail. Plus on agite le spectre, et plus nous encourageons nos concitoyens, fatigués de leçons moralisatrices, de discours lénifiants, de fausses promesses et de vrais échecs des gouvernements de gauche comme de droite en matière d'emploi, de croissance, de pouvoir d'achat.

La prochaine élection présidentielle se jouera sur un enjeu : convaincre nos concitoyens, qu'ils soient retraités, ouvriers, chômeurs ou étudiants, artisans, chefs d'entreprises ou médecins que l'action publique a encore un sens, que le discours politique est utile et même indispensable dans notre société et enfin et surtout que l'évolution du monde qui nous entoure peut être source de progrès. "La mondialisation, l'Europe, l'étranger, le voisin d'à côté, voilà l'ennemi !" nous assènera l'égérie éructante d'une idéologie sans idées ni propositions concrètes, que seules la peur et la haine font prospérer.

Pour ce faire, il faut que le discours politique se fasse accessible, compréhensible, crédible.

Oui ! L'action politique peut changer la vie. C'est même sa raison d'être.  

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 10:27

S'engager en politique, c'est-à-dire faire le geste de pousser une permanence d'un parti politique et de s'y inscrire, être candidat à une élection fusse-t-elle municipale dans un village de 100 âmes, faire la claque des les meeting des leader nationaux ou distribuer des tracts sur un marché, est tout sauf un geste anodin, gratuit et sans conséquences.

 

Ils y a ceux qui s'engagent par idéalisme, ceux qui s'engagent par ambition, ceux parce que c'est la tradition familiale - ils ont en quelques sorte reçu la politique en héritage, ils sont légion - et ceux que les circonstances et les rencontres guident.

Je suis modérément idéaliste, sans doute l'étais-je un peu plus à 17 ans.

L'ambition, je ne la nie pas, il en faut car c'est un moteur, mais elle ne me pousse pas à me couper en me rasant le matin.

Mon père a bien été conseiller municipal de mon village natal dans les années 70, pour un mandat et pour rendre service afin que la liste soit complète, j'avais 3 ans. Je ne pense sincèrement pas que c'est cet héritage qui m'a poussé "dans la carrière."

Ce sont bien les circonstances et les rencontres qui m'ont fait plonger dans "la marmite."

 

Lorsque l'on étudie le droit comme ce fut mon cas le bac en poche, l'on est amené, même sans inclinaison originelle particulière, à étudier la politique et les institutions, l'histoire des idées, celle des différents régimes que la France a connus, la construction européenne, les régimes des autres démocraties et des pays qui n'en sont pas, bref... tout ce qui touche de près ou de loin à la sphère politique.

 

En 1992, le grand débat sur le traité de Maastricht déchaîne les passions, divise la France en deux. Je n'aurai 18 ans qu'en juin, je ne vote donc pas à l'occasion du référendum qui a profondément bouleversé notre vie politique, faisant exploser la plupart des clivages traditionnels entre gauche et droite, et nos institutions, bien sûr.

 

L'année suivante ont lieu les élections législatives : la vague bleue horizon. Dans ma circonscription du Vendômois, c'est Jean Desanlis, député UDF solidement implanté depuis 1972 qui sera candidat à sa propre succession. Il n'y a pas vraiment de suspens.

 

Je le croise de temps en temps. Je prend rendez-vous pour le rencontrer. Premier pas, que je ne mesure pas à l'époque vers ce qui m'amène à écrire ces lignes aujourd'hui.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 13:30

Faire de la politique c'est faire partager ses valeurs, ses convictions, ses idées, ses expériences. Je reviendrai sur les origines de mon engagement politique qui remonte maintenant (le temps passe !) à plus de 15 ans.

 

Ce blog est donc un espace de partage, d'informations que vous pourrez trouver sur mon action de député comme d'élu municipal à Vendôme, mon engagement, mes humeurs.

 

Il s'ajoute à ma page Facebook et à mon compte Twitter. Est-ce une façon de sacrifier à la mode des réseaux sociaux et du "tout communication virutelle" ? Peut-être, mais pourquoi s'interdire la possibilité de dialoguer, d'échanger avec celles et ceux que les réunions publiques, les meeting rebutent - bref ce que d'aucuns appellent la politique à papa - ?

Je ne pense pas, bien au contraire, que l'un soit exclusif de l'autre, que la communication electronique a vocation à se substituer à des modes plus traditionnels d'exercice de la parole publique.

Chacune de ces voies a ses règles, ses codes. J'avoue que je suis un blogger balbutiant, les experts de la toile me pardonneront si je leur hérisse la souris.

 

Cette page ne suivra donc ni plan établi, ni hiérarchie des articles, des idées. C'est un fourre-tout au service de ce en quoi je crois : la politique sans être un monde merveilleux (nous ne sommes pas chez les bisounours !) est un engagement nécessaire, utile et qui, contrairement aux discours et sondages ambiants, interesse nos concitoyens. 

 

Tout ce qui nous entoure est politique.

Alors, autant s'en mêler plutôt que de laisser à d'autres le soin de décider pour soi. 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 18:30

 

Malgré les difficultés, nous allons gagner la paix en Afghanistan.

De retour d’une mission parlementaire aux côtés de nos forces armées et de nos représentants civils en Afghanistan et alors que le Ministère de la défense afghan a fait l’objet d’un attentat ces dernières heures, je veux témoigner de la pertinence de la présence française et de celle de la coalition pour sortir l’Afghanistan de 30 ans de guerre.

Oui ! L’engagement constant de nos forces armées depuis 2001 est non seulement justifié et pertinent, mais il est utile.

Oui ! La sécurité progresse et les Talibans ne peuvent qu’échouer.

 

Chaque fois qu’un de nos soldats tombe dans l’exercice de sa mission, dans l’exercice de son métier, nos opinions publiques – légitimement – s’émeuvent et s’inquiètent.

Le travail accompli par ces hommes et ces femmes que j’ai eu l’occasion de côtoyer quelques heures, à Kaboul, à Tora, Tagab ou à Nijrab, est formidable. Ils font l’honneur et la fierté de notre pays.

Pensons-y ! Aucune des opérations militaires menées par la France en Kapisa n’a causé aucune victime civile. Nos militaires font un travail remarquable auprès de la population afghane qui comprend – malgré sa méfiance naturelle envers l’occident et l’étranger en général – les raisons de notre travail autant que le bien-fondé de notre action de pacification et de reconstruction.

Nos militaires vivent aux côtés des afghans dans les villages, nouent des contacts, viennent en aide aux populations. L’hôpital militaire de Kaboul sous la responsabilité de la France accueille des civils. Nous avons des programmes d’aides en matière d’éducation et d’agriculture.

Dans le souk de Kaboul, ce sont des sourires, des gestes de la tête qui accueillirent notre délégation.

 

L’action qui est menée par nos militaires et nos civils présents sur le territoire afghan porte ses fruits. Il faut que nos concitoyens en soient conscients. Il faut que nos medias le disent !

 

 

Les afghans sont fatigués de 30 ans de guerre.

Depuis l’invasion russe en 1979, jamais ce pays n’a connu la paix ni le répit. Les afghans sont fatigués de la guerre. Et c’est pourquoi, les Talibans ne peuvent qu’échouer.

Car si la misère et la défiance envers un Etat en construction et une probité de ses représentants locaux qui fait par trop défaut, poussent certains dans la rébellion, tous mesurent que le retour des mollahs au pouvoir signerait la fin de leurs espoirs.

De plus en plus, les militaires de la coalition enregistrent les défections dans les rangs de l’insurrection et la politique dite de « réintégration » - comprenons de réconciliation avec ceux qui abandonnent l’insurrection au profit de l’armée et des forces de police afghane – fait son chemin.

 

Dans le secteur français de la Kapisa – Surobi, nombreux sont ceux qui rapportent des armes et des munitions abandonnés par les insurgés, signent de la volonté collective « qu’on en sorte. »

Le sillon de Tagab, vallée que personne, ni russes, ni talibans, n’avait réussi à soumettre, est sous le contrôle de la Task Force « La Fayette » et aucun incident ni attentat n’est à y déplorer depuis près de 3 mois.

Bien sûr, le haut de la vallée d’Alashay ainsi que le secteur où se trouvent nos otages, journalistes de France 3, Hervé Guesquière et Stéphane Taponi restent aux mains des Talibans.

Bien sûr que tout n’est pas parfait et qu’à tout moment des attentats suicides, des mines ou des engins explosifs artisanaux nous rappellent que l’ennemi est entré dans une logique de guérilla « jusqu’au boutiste.»

En témoigne l’attentat de ces dernières heures à Kaboul alors que Gérard Longuet se trouvait en Afghanistan.

 

Mais aucun de ces attentats, aucune des intimidations des Talibans ne doit entamer notre détermination à achever la mission de pacification de l’Afghanistan pour créer les conditions de son développement.

A chacun des entretiens que nous avions avec les responsables afghans comme avec les militaires de la coalition, tous nous rappelaient de l’urgente nécessité de « finir la job.»

La transition programmée a fixé un calendrier de transfert des responsabilités en 2014 : c’est long et court à la fois.

La France forme les officiers et sous-officiers de l’armée afghane en construction ainsi que la police et chaque pays membre de la coalition prend toute sa part à ce travail de l’après.

Les forces afghanes interviennent d’ores et déjà dans les opérations militaires menées contre les insurgées, et cela fonctionne. Il faut rendre hommage au courage des hommes et des femmes – oui ! Il y en a aussi ! – qui croient au destin de leur pays.

 

L’été qui s’annonce est une période difficile et charnière, la végétation qui repousse donne un avantage tactique non négligeable aux insurgés, qui disposent de cachent dont il ne disposaient pas en hiver.

Les drones et ballons géostationnaires de surveillance pourront détecter moins facilement les mouvements de l’ennemi, ses faits et gestes dans les vallées.

Mais j’ai la conviction que les Talibans ne feront désormais que perdre du terrain, repoussés aux confins de l’est et du sud en frontière pakistanaise, dont les territoires tribaux demeurent un sanctuaire.

 

Un ennemi reste à terrasser, qui veille, tapi. Celui de l’économie de l’opium. Dans les zones insécurisées où les chefs talibans et insurgés ont encore quelque influence sur les paysans, la culture de l’opium flambe. Sa contrebande finance et arme l’insurrection et les réseaux talibans et terroristes proches d’Al Qaeda.

Dans les zones où la sécurité progresse et où des programmes de substitution de cultures sont mis en œuvre, le pavot recule.

L’enjeu important des mois à venir et des années qui nous amènent à la transition décidée à Lisbonne pour 2014, demeure le recul durable de cette économie parallèle et de la construction d’un Etat afghan fondé sur le respect et l’équilibre des différentes ethnies composant la nation afghane. Même les talibans dès lors qu’ils abandonneraient les armes et les méthodes terroristes ont leur place dans la construction de l’Afghanistan de demain.

 

Personne n’a le droit d’échouer. Français et occidentaux, pour la sécurité de la région et pour le devenir du peuple afghan, nous n’avons pas le droit de fléchir. L’Afghanistan doit entrer debout dans la modernité. Le commandant Massoud ne sera pas mort en vain.

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 18:24

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